Nos soutiens

11/02/2022

Parce qu'il est nécessaire, notre projet La Colloc' est soutenu par d'importants acteurs du secteur de l'Aide à la Jeunesse à Bruxelles et en Wallonie.  Les problématiques soulevées par ceux-ci dans leurs lettres de soutien (disponible ci-dessous) confirment nos observations de terrains et l'importance que revêt la création de logement de transition.

Nous les remercions une fois de plus chaleureusement de leur témoignage de confiance.


Le soutien du délégué aux droits de l'enfant, Bernard de Vos

Mesdames, Messieurs,

Je confirme mon plein et entier soutien au projet lancé par le SAse "Autrement Dit" qui consiste à l'acquisition de studio(s) de transit pour permettre l'accompagnement pédagogique des jeunes en autonomie.

Le SAse "Autrement Dit" est un service d'accompagnement à mission socio-éducative à Bruxelles, mandaté par le SAJ et par le Tribunal de la Jeunesse. dans le cadre de leur mandat, il réalise des guidances socio-éducatives auprès d'enfants et d'adolescent.e.s  en difficulté ou en danger vivant dans leur milieu familial. Une autre de leur missions consiste à accompagner des jeunes dans un projet d'autonomie.

Le projet d'acquisition de studio(s) de transit permettrait aux jeunes de bénéficier d'un premier logement où se poser, se sécuriser, souffler et pouvoir se consacrer à ses projets avec sérénité.

Ce projet répond à un besoin impérieux en Fédération Wallonie Bruxelles. Les logements de transit existent déjà mais pas en nombre suffisant pour répondre à la demande des jeunes bruxelloi.es. Il entre dans ma mission de soutenir ce projet.

je vous prie de recevoir, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes salutations distinguées.

Bernard De Vos,

Délégué général aux droits de l'enfant

Le soutien des 14 juges du tribunal de la jeunesse de l'arrondissement de Bruxelles et de la juge dirigeante, Michèle Meganck

Le tribunal de la jeunesse, comme les autres mandants, se retrouvent souvent en grande difficulté lorsqu'en fin de parcours, un jeune approchant de sa majorité, se retrouve sans solution d'hébergement. la piste des mises an autonomie est en effet de plus en plus pensée et utilisée quand il y a une disponibilité pour les jeunes en difficulté/danger comme pour les jeunes ayant commis des faits qualifiés d'infraction. face à des jeunes de plus en plus souvent isolés ou sans ressources familiale, c'est alors la seule piste possible.

C'est une piste qui nécessite des moyens importants d'encadrement au vu d'un public fort jeune, peu préparé (notamment par un cadre institutionnel où tout est fait "à leur place") et peu outillé pour "savoir" vivre seul et en autonomie.

Les logements sont rares, trop rares, la liste d'attente est longues et les moyens limités. On peut même souligner qu'au niveau du système de l'Aide et de la Protection de la Jeunesse, c'est incontestablement un des "maillons faibles". S'agissant de jeunes en fin de parcours, le constat est désolant en ce qu'il laisse le jeune face à un travail non abouti.

A ces difficultés s'ajoute celle très triviale mais fort importante des loyers à Bruxelles peu en rapport avec les frais couverts par l'Administration de l'Aide à la jeunesse (qui distribue des montants identique dans dans toute la Wallonie et à Bruxelles) ou pas les CPAS. Il y a donc une réelle difficulté pour ces jeunes de trouver un logement.

Dans ce contexte, l'outil d'un logement de transit trouve dès lors toute sa pertinence en ce qu'il aiderait considérablement le ou la jeune à se préparer, de manière très concrète, à sa future autonomie et à aborder sa vie d'adulte.

La projet du SAse "Autrement Dit" ne peut recevoir qu'un appui très favorable des juges de la jeunesse bruxellois et au-delà de l'ensemble des intervenants psycho-sociaux. Il répond à un réel besoin.

Pour les 14 juges de la jeunesse de Bruxelles,

Michèle Meganck, juge dirigeante

Le soutien du Service d'aide à la jeunesse de Bruxelles et de la conseillère, Valérie Latawiec

Monsieur Spann,

En tant que mandants et témoins privilégiés de votre accompagnement en faveur des jeunes en difficultés et en danger, nous nous réjouissons de l'annonce de votre nouveau projet de studio de transit.

Ces jeunes adolescents fragilisés, âgés de 16 à 18 ans et plus, désireux de s'émanciper, de s'insérer dans la société actuelle, de mener à bien leur projet de vie, de s'épanouir personnellement, socialement, professionnellement en tant que jeune adulte, nous le connaissons bien.

Après une enfance ou/et une adolescence chaotique, jalonnée d’embûches, d'expériences douloureuses, exempt de repères stables, fiables, sécurisants, quand se profile doucement le temps de la majorité, nombreux sont ceux qui souhaitent être accompagnés et soutenus dans un projet d'accompagnement à l'autonomie. Ces jeunes sont souvent bien seuls et démunis pour se lancer dans cette nouvelle étape de leur vie.

En tant que conseiller du service de l'aide à la jeunesse, nous pouvons témoigner d'une forte demande et d'une offre actuelle qui ne répond pas complètement à cette demande. Le projet de kot de transit est une belle opportunité, pour ces adolescents, de se confronter à la vie, sa réalité, ses responsabilités dans le cadre d'un accompagnement qui reste secure et bienveillant.

Nous connaissons la réalité bruxelloise en terme de logement. La simple recherche d'un lieu de vie adapté, confortable, accessible financièrement est, en soi, devenue une épreuve pour les familles comme pour nos jeunes majeures.

Pour ces multiples raisons, et parce que nous apprécions, depuis votre création, nos collaborations en faveur des jeunes bénéficiaires de notre secteur, le Service de l'aide à la jeunesse de Bruxelles marque son soutien à votre belle initiative et souhaitons rapidement sa concrétisation.

Je vous prie d'agréer, Monsieur Spann, l'expression de ma considération distinguée.

Valérie Latawiec,

Conseillère de l'Aide à la Jeunesse


Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région Bruxelles-Capitale